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Fondée en 1648 sur le site d’un village d´indiens Tupinambá, Alcântara fut la résidence favorite de l’aristocratie foncière du Maranhão pendant deux siècles. Malgré sa forte production de canne à sucre, de sel, de coton et de riz, l’essor de l’encombrante voisine São Luís allait entraîner son déclin au 19ème siècle ; un déclin accéléré par l‘abolition de l’esclavage en 1888. Depuis lors, cette cité assoupie a conservé son patrimoine architectural et son rythme de vie. Dès son arrivée sur le sol d’Alcântara, le voyageur ressent le poids de l’histoire. Les vestiges de l’opulence de l’empire sont imprimés sur les ruines des somptueux casarões et sobrados qui se dressent le long des ruelles pavées. La population est majoritairement composée de noirs, descendants d’esclaves. Ceux-ci, à l’abolition de l’esclavage, et suite à l’exode de leurs anciens maîtres ruinés, se sont simplement installés dans les palaces à la dérive. Alcântara est chaque année le théâtre de la Festa do Divino Espírito Santo (la fête du Divin Saint Esprit), l´une des plus grandes fêtes traditionnelles de la région.
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